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vendredi 15 août 2014

Les coups de coeur de Jacques Bertho



Inspecteur de la « Crim’ » londonienne, Jack Carrigan a jadis été victime en Ouganda d’un drame qui le hante. Ce passé lui revient en pleine figure lorsqu’il se voit chargé de l’enquête sur le meurtre atroce d’une étudiante ougandaise, Grace Okello. Malgré son chef qui n’a plus confiance en lui et lui met dans les pattes l’enquêtrice Geneva Miller, Carrigan s’acharne à retrouver l’assassin et son commanditaire. L’improbable tandem Carrigan-Miller va-t-il fonctionner ? Tous deux sont des bourreaux de travail qui tentent ainsi, chacun, d’ « esquiver sa vie » ratée. Mais leurs investigations dérangent en haut lieu…
Plongée dans un Londres de clandestins et de réfugiés africains, parfois au cœur d’une infra-communauté minée par la misère et la drogue et où rôde la terrible ombre des enfants-soldats, l’enquête, efficacement racontée, vacille de fausses pistes en impasses, de surprises sanglantes en horreurs macabres.
LIRE « Le Vent à gorge noire », Stav Sherez, éd. Stock, 403 p., 22 €.


Dans la famille Wolfe, contrebandiers de père en fils entre Texas et Mexique, demandez Eddie, vous ne serez pas déçu… Eddie, qui s’est éloigné de son clan et ses lois, s’est fait embaucher comme gardien d’une riche propriété d’un chef de cartel mexicain. Il commet une super-bavure après avoir séduit la maîtresse d’un mafieux. Seule issue, la fuite, en traversant la désertique « Tierra del diablo » pour passer aux USA. Mais les tueurs du cartel, poètes du fusil à lunette, des pruneaux mortels et du poignard d’égorgeur, sont aux trousses du couple. De même que tous les flingueurs assoiffés de dollars de ce no man’s land brûlé par le soleil… Tandis que le clan Wolfe prépare aussi l’artillerie…
Excellent polar de cavale au suspense sans cesse relancé, « La Loi des Wolfe » est aussi un portrait effrayant de la mainmise de cartels hyperviolents sur le Mexique et des guerres sauvages entre gangs qui pourrissent le pays.
LIRE « La Loi des Wolfe », James Carlos Blake, éd. Rivages, 284 p., 21 €.

« Costaud comme un bœuf », Danny Bedford est hélas faible d’esprit depuis un accident quand il était gamin, dans lequel ses parents sont morts. Ce qui en fait la risée de son village –  Wyalusing, 379 âmes, département cambrousse profonde, quelque part en Pennsylvanie. Danny le géant est pourtant un vrai gentil. Tout l’inverse de Mike Sokowski, l’adjoint du shérif, teigne pourrie, la malhonnêteté et la méchanceté rivées au cœur, un picoleur violent et grossier qui, en plus, trafique dans la marijuana. Pour Sokowski, l’innocent Danny sera le bouc émissaire idéal lorsque Mindy, la serveuse du restau du coin, va être assassinée…  Mais un terrible engrenage va s’enclencher…
Sur les traces du géant Lennie des « Souris et des hommes » de Steinbeck, Danny est remarquablement portraituré par l’auteur, qui décline aussi de belle manière le thème du flic corrompu et brutal qui impose sa loi dans son patelin.
LIRE « Deep Winter », Samuel W. Gailey, éd. Gallmeister, 315 p., 23,40 €.



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